Tools for Practice


#220 Moins de crêpes, plus de bacon? Le régime cétogène pour perdre du poids


CLINICAL QUESTION
Le régime cétogène est-il efficace pour la perte de poids?


BOTTOM LINE
Dans le meilleur des cas, les régimes cétogènes aident les patients à perdre environ 2 kg de plus que les régimes faibles en graisses sur un an, mais les études de qualité supérieure ne font ressortir aucune différenceLa perte de poids atteint un sommet vers le cinquième mois, mais elle n’est généralement pas maintenue. Il n’existe aucun essai clinique randomisé (ECR) portant sur la mortalité ou la maladie cardiovasculaireLe changement de poids d’une personne peut varier de -30 à +10 kg avec n’importe quel régime. 



CFPCLearn Logo

Reading Tools for Practice Article can earn you MainPro+ Credits

Join Now

Already a CFPCLearn Member? Log in



EVIDENCE
Données probantes 
  • Accent sur les revues systématiques les plus pertinentes : 
    • Revue systématique de 13 ECR portant sur le régime cétogène par rapport à un régime faible en graisses, 1577 participants (61de femmes ayant un IMC de 30 à 43). Sur 12 à 24 mois, le régime cétogène1 a donné les résultats suivants : 
      • Perte de 0,9 kg de plus que le régime faible en graisses (différence du point de vue statistique). 
      • Changements dans les marqueurs de substitution qui sont statistiquement significatifs, mais probablement non significatifs du point de vue clinique (p. ex. taux de LDL de 0,12 mmol/l plus élevé).  
      • Taux d’abandon des patients de 13 à 84 pour l’ensemble des études. 
    • Revue systématique de 11 ECR et 1369 participants (71de femmes ayant un IMC de 30 à 36). Sur 6 à 24 mois2 :  
      • Perte de poids de 2,2 kg de plus avec le régime de type cétogène par rapport à un régime faible en graisses : différence du point de vue statistique, mais les résultats sont incohérents.  
        • Aucune différence n’est observée lorsque l’accent est mis sur les études de qualité supérieure 
        • Changements semblables à ceux qui sont mentionnés ci-dessus dans les marqueurs de substitution1, 2. 
  • D’autres revues systématiques (de 5 à 24 ECR) sont faussées par l’inclusion de régimes faibles en glucides qui ne sont probablement pas cétogènesRésultats incohérents allant d’aucune différence de poids3-5 à une perte de 3,6kg6-8. 
  • Aucune revue systématique ni aucun ECR2 n’a examiné la mortalité ou la maladie cardiovasculaire. 
  • ECR de 2018 (609 patients)9 : perte de poids au bout d’un an :  
    • 6 kg pour le régime faible en glucides (moins de 20 g par jour au débutpar rapport à 5,3 kg pour le régime faible en graisses; différence non significative du point de vue statistique.   
    • Les génotypes des patients (favorisant un type de régime) n’ont eu aucun impact sur la perte de poids 
    • Le changement de poids d’une personne variait de -30 à +10 kg dans l’un ou l’autre des groupes.  
Contexte 
  • Régime alimentaire canadien type: 48% de glucides, 32de graisses, 17de protéines10  
  • Il n’existe aucune définition normalisée de la teneur en glucides dans le régime cétogènemais dans la plupart des cas, on commence par restreindre les glucides à moins de 20 à 50 g par jour (10 % d’énergie) pendant environ deux mois avant de les réintroduire lentement1, 11.  
  • La perte de poids atteint un sommet vers le cinquième moissuivi d’un lent regain 
    • Exemple12 : Par rapport à la valeur de départ, la perte pondérale était de 6,5 kg au cinquième mois et de 4,7 kg au bout d’un an.  
  • On observe une tendance à la diminution de lapport calorique avec le régime cétogène9, 12, 13.  
  • Les données d’observation suggèrent que la faible consommation de glucides à long terme pourrait être associée à un accroissement de la mortalité14. 


This content is certified for MainPro+ Credits, log in to access


Author(s):

  • Adrienne J Lindblad BSCPharm ACPR PharmD
  • Adrienne J Lindblad BSP ACPR PharmD
  • G. Michael Allan MD CCFP
  • G. Michael Allan MD CCMF
  • Rhonda Ting BScPharm

1. Bueno NB, de Melo, IS, de Oliveira SL, et al. Br J Nutr. 2013; 110(7):1178-87.

2. Mansoor N, Vinknes KJ, Veierod MB, et al. Br J Nutr. 2016; 115(3):466-79.

3. Meng Y, Bai H, Wang S, et al. Diabetes Res Clin Pract. 2017; 131:124-31.

4. Hu T, Mills KT, Yao L, et al. Am J Epidemiol. 2012; 126 Suppl 7:44-54.

5. Huntriss R, Campbell M, Bedwell C. Eur J Clin Nutr. 2018; 72(3):311-25.

6. Nordmann AJ, Nordmann A, Briel M, et al. Arch Intern Med. 2006; 166(3)285-93.

7. Sackner-Berstein J, Kanter D, Kaul S. PLoS One. 2015; 10(10):e0139817.

8. Bravata DM, Sanders L, Huang J, et al. JAMA. 2003; 289(14):1837-50.

9. Gardner CD, Trepanowki JF, Del Gobbo LC, et al. JAMA. 2018; 318(7):667-79.

10. Canadian Community Health Survey – Nutrition: Nutrient intakes from food and nutritional supplements. Statistics Canada. 2017-06-20. Available from: https://www150.statcan.gc.ca/n1/daily-quotidien/170620/dq170620b-eng.htm. Last Accessed: September 13, 2018.

11. Moreno B. Crujeiras A, Bellido D, et al. Endocrine. 2016; 54(3):681-90.

12. Shai I, Schwarzfuchs D, Henkin Y, et al. N Engl J Med. 2008; 359(3):229-41.

13. Johnstone AM, Horgan GW, Murison SW, et al. Am J Clin Nutr. 2008; 87(1):44-55.

14. Seidelmann SB, Claggett B, Cheng S, et al. Lancet Public Health. Epub ahead of print August 16, 2018.

Authors do not have any conflicts of interest to declare.