Tools for Practice


#253 Prise en charge pharmacologique du trouble de l’usage de l’alcool : cela vaut-il le coup?


CLINICAL QUESTION
Quels traitements pharmacologiques approuvés par Santé Canada sont efficaces pour le traitement du trouble de l’usage de l’alcool?


BOTTOM LINE
Par rapport au placebo, l’acamprosate et la naltrexone ont tous deux démontré un effet bénéfique pour labstinence dalcool. Pour 12patients traités par acamprosate et pour 20patients traités par naltrexone par rapport au placebo, un patient de moins recommencera à boire après 12 à 52semaines. Si lobjectif est la réduction des effets nocifs, la naltrexone peut réduire la reprise d’une consommation excessive dalcool pour un patient sur 13. 



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EVIDENCE
Données probantes 
  • Résultats statistiquement significatifs, sauf indication contraire. 
    • Revue systématique d’essais cliniques randomisés (ECR) portant sur des traitements de 12 à 52 semaines, la plupart comprenant une thérapie de soutien et nécessitant une désintoxication. Résultats par rapport au placebo1: 
      • Reprise de toute consommation d’alcool : 
        • Acamprosate (16 ECR, 4847patients), la dose la plus courante étant 666mg trois fois par jour : 
          • 76% versus 83pour le placebo. 
            • Nombre de sujets à traiter (NST)=12. 
        • Naltrexone par voie orale (16 ECR, 2347patients)50mg par jour : 
          • 63% versus 68pour le placebo. 
            • NST=20. 
        • Aucune différence avec la naltrexone injectable (2 ECR, 939 patients) ou le disulfirame (2 ECR, 492 patients). 
      • Reprise d’une consommation excessive d’alcool : 
        • Naltrexone par voie orale (19 ECR, 2875patients)50mg par jour : 
          • 46% versus 54pour le placebo. 
            • NST=13. 
        • Aucune différence avec l’acamprosate (7 ECR, 2496patients). 
    • Des revues systématiques antérieures de l’acamprosate2 et de la naltrexone3 ont donné des résultats similaires. 
    • Les données probantes étaient insuffisantes ou n’indiquaient aucun effet bénéfique de l’acamprosate ou de la naltrexone sur la mortalité1, 4, 5 ou la qualité de vie1. 
    • Effets indésirables les plus courants : 
      • Naltrexone3, 5: 
        • Nausées : 26contre 16pour le placebo; nombre nécessaire pour obtenir un effet nocif (NNN)=10. 
        • Somnolence : 21contre 16pour le placebo, NNN=20. 
      • Acamprosate4: 
        • Diarrhée : 16% versus 10pour le placebo, NNN=17. 
        • L’incidence diminue après les quatre premières semaines de traitement. 
Contexte 
  • Les lignes directrices suggèrent que la pharmacothérapie de première ligne comprenne l’acamprosate pour l’abstinence ou la naltrexone pour la réduction de la consommation d’alcool ou l’abstinence. Elles fournissent également des conseils pratiques pour leur utilisation6. 
  • Des données limitées ont permis d’évaluer la naltrexone utilisée « au besoin ». Elle peut réduire la consommation d’alcool si elle est utilisée lorsque l’envie de boire se fait sentir ou avant la consommationprévue7. 
  • Les interventions de soutien, y compris les interventions brèves dans le cadre des soins primaires, peuvent bénéficier à une personne sur dix ayant une consommation excessive dalcool8. 
  • Si les patients ne réagissent pas aux médicaments approuvés, il peut être raisonnable d’essayer d’autres médicaments (p. ex. : topiramate, gabapentine)6. 


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Author(s):

  • Caitlin R Finley BHSc MSc
  • Caitlin R Finley BSc MSc
  • Carly Rumley MD
  • Christina Korownyk MD CCFP
  • Christina Korownyk MD CCMF

1. Jonas DE, Amick HR, Feltner C, et al. JAMA. 2014; 311(18):1889-1900.

2. Rösner S, Hackl-Herrwerth A, Leucht S, et al. Cochrane Database System Rev. 2010; 9:CD004332.

3. Rösner S, Hackl-Herrwerth A, Leucht S, et al. Cochrane Database System Rev. 2010; 12:CD001867.

4. Rosenthal RN, Gage A, Perhach JL, et al. J Addict Med. 2008; 2(1):40-50.

5. Bolton M, Hodkinson A, Boda S, et al. BMC Medicine. 2019; 17:10.

6. British Columbia Centre on Substance Use (BCCSU), B.C. Ministry of Health and B.C. Ministry of Mental Health and Addictions. Provincial Guideline for the Clinical Management of High-Risk Drinking and Alcohol Use Disorder. 2019. Vancouver, B.C.: BCCSU. Available at: https://www.bccsu.ca/clinical-care-guidance/. Accessed January 14, 2020.

7. Heinälä P, Alho H, Kiianmaa K, et al. J Clin Psychopharmacol. 2001; 21(3):287-92.

8. Tools for Practice #134 Getting patients to drink less--Are words mightier than drink? Available at https://gomainpro.ca/wp-content/uploads/tools-for-practice/1426518561_tfpalcoholscreeningandinterventionsfv2.pdf January 14, 2020.

Authors do not have any conflicts of interest to declare.