Tools for Practice


#208 Autoprélèvement vaginal – simple et sensible pour le dépistage des ITS


CLINICAL QUESTION
Quel est le test le plus sensible pour dépister la chlamydia et la gonorrhée?


BOTTOM LINE
Pour diagnostiquer la chlamydia et la gonorrhée, l’analyse de l’échantillon vaginal autoprélevé (EVA) semble plus sensible que l’analyse de léchantillon endocervicaprélevé par un professionnel de la santé et l’analyse de léchantillon du premier jet urinaire (PJU)Chez les femmes, jusqu’à 10 % des infections transmissibles sexuellement (ITS) peuvent passer inaperçues avec l’analyse de léchantillon endocervicaet l’analyse de léchantillon du PJUL’analyse de l’EVA (lorsqu’un examen pelvien n’est pas nécessaire) est recommandé pour les femmes, et l’analyse de l’échantillon du PJU est recommandé pour les hommes.



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EVIDENCE
Données probantes   
  • L’analyse de l’EVA par rapport à l’analyse de l’échantillon endocervical : 
    • 3 973 femmes (avec et sans symptômesdans un centre de santé sexuelle; pour chacuneanalyse d’un EVA et d’un échantillon endocervical prélevé par un médecin1: 
      • Une hausse statistiquement significative de la sensibilité a été observée avec l’analyse de l’EVA: 97par rapport à 88%. 
        • Avec l’analyse de l’échantillon endocervical, un cas de chlamydia sur 11 est passé inaperçu. 
    • L’analyse de l’EVA et l’analyse de l’échantillon endocervicaoffraient des taux de sensibilité semblables (99 % et 96 %) pour la gonorrhée2. 
  • L’analyse de l’EVA par rapport à l’analyse de l’échantillon du PJU et/ou de l’échantillon endocervical: 
    • 1464 femmes symptomatiques et asymptomatiques dans des cliniques de soins primaires et secondaires; pour chacune, analyse d’un EVAd’un échantillon vaginal ou endocervical prélevé par un médecin et d’uéchantillon du PJU3. 
      • Analyse des échantillons prélevés par le médecin et de l’EVA taux de sensibilité semblables (plus de 95%) pour la gonorrhée et la chlamydia. 
      • Analyse de l’EVA par rapport à l’analyse de l’échantillon du PJUhausse statistiquement significative du nombre de patientes souffrant de la chlamydia (196 par rapport à 171) avec l’EVA.  
    • 318 femmes (dont 172 atteintes de la chlamydia)4: 
      • Pour l’analyse de l’échantillon du PJU, on a observé une sensibilité plus faible statistiquement significative (88 %) comparativement à l’analyse de l’échantillon endocervical et de l’EVA (environ 97 %). 
    • 1654 hommes et femmes (dont 164 atteints de chlamydia)5: 
      • Pour l’analyse de l’échantillon endocervicalon a observé une sensibilité plus forte statistiquement significative (99%) comparativement à l’analyse de l’échantillon du PJU (85 %). 
        • Aucune différence entre lanalyse de l’EVA (95%) et l’analyse de l’un ou l’autre de ces échantillons. 
      • Chez les hommesaucune différence significative n’a été observée entre l’analyse de l’échantillon urétral et l’analyse de l’échantillon du PJU. 
  • Une revue systématique (21 études) n’a signalé aucune différence de sensibilité entre l’analyse de l’échantillon du PJU (87%) et l’analyse de l’EVA (92%)6. 
    • Limitescomparaison avec l’analyse de l’échantillon endocervicaldont la sensibilité n’atteint pas 100 %6. 
Contexte 
  • Il n’existe aucune règle d’or pour le dépistage de la chlamydia et de la gonorrhéece qui limite l’évaluation des nouveaux tests de diagnostic7 
  • Dans les études ci-dessus, les taux de spécificité des tests comportant l’analyse d’une combinaison d’échantillons variaient constamment entre 99 % et 100%1-3. 
  • Les patientes trouvent le test avec l’EVA «facile» (88%) et préfèrent faire le prélèvement à domicile8. 
  • Les patientes randomisées pour effectuer le test à domicile (envoi d’écouvillons à domicile) sont deux fois plus susceptibles de le faire (environ 60% par rapport à 30%)9, 10.  
  • Le test d’amplification des acides nucléiques est recommandé. Les échantillons peuvent être entreposés à la température de la pièce et doivent être analysés dans un délai de moins de 60 jours à la suite du prélèvement. 
  • Les lignes directrices recommandent ce qui suit11:  
    • L’analyse de l’EVA lorsqu’un examen pelvien n’est pas par ailleurs indiqué; 
    • L’analyse de l’échantillon du PJU dans le cas des hommes. 


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Author(s):

  • Christina Korownyk MD CCFP
  • Michael R Kolber BSc MD CCFP MSc

1. Schoeman SA, Stewart CM, Booth RA, et al. BMJ. 2012 Dec 12; 345:e8013.

2. Stewart CM, Schoeman SA, Booth RA, et al. BMJ. 2012 Dec 12; 345:e8107.

3. Schachter J, Chernesky MA, Willis DE, et al. Sex Transm Dis. 2005 Dec; 32(12):725-8.

4. Falk L, Coble BI, Mjörnberg PA, et al. Int J STD AIDS. 2010 Apr; 21(4):283-7.

5. Michel CE, Sonnex C, Carne CA, et al. J Clin Microbiol. 2007 May; 45(5):1395-402.

6. Lunny C, Taylor D, Hoang L, et al. PLoS One. 2015 Jul 13; 10(7):e0132776.

7. Miller WC. Epidemiology. 2012 Jan; 23(1):83-5.

8. Paudyal P, Llewellyn C, Lau J, et al. PLoS One. 2015 Apr 24; 10(4):e0124310.

9. Wilson E, Free C, Morris TP, et al. PLoS Med. 2017 Dec 27; 14(12):e1002479.

10. Graseck AS, Secura GM, Allsworth JE, et al. Obstet Gynecol. 2010 Apr; 115(4):745-52.

11. Centers for Disease Control and Prevention. MMWR Recomm Rep. 2014 Mar 14; 63(RR-02):1-19.

Authors do not have any conflicts of interest to declare.