#423: L’œstrogène, une réponse à question brûlante?
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- Les résultats sont statistiquement significatifs, sauf indication contraire.
- Une revue systématique de huit essais cliniques randomisés (ECR) portant sur des femmes ménopausées présentant des symptômes urogénitaux ou des IVU récidivantes1.
- Proportion de femmes souffrant de n’importe quelle IVU, toutes les patientes :
- Œstrogène oral (trois ECR, 2 766 patientes). Après 12 semaines à 4 ans : aucune différence statistique.
- Œstrogène vaginal (crème, ovule, anneau) (cinq ECR, 1 936 patientes). Après 32 à 52 semaines : 9,9 % par rapport à 24 % (placebo), nombre de sujets à traiter (NST) = 8.
- Dans le plus vaste ECR examiné dans la revue susmentionnée2, 341 des 1 612 femmes présentant des symptômes urogénitaux avaient subi au moins une IVU au cours de l’année écoulée. Comprimé de 25 mcg d’estradiol vaginal ou placebo. À 12 mois :
- Toutes les femmes atteintes de n’importe quelle IVU : 6,2 % par rapport à 16 % (placebo).
- ECR portant sur des femmes atteintes d’au moins deux IVU au cours des 6 à 18 mois précédents; proportion de celles ayant connu une IVU après avoir suivi le traitement :
- Anneau vaginal à l’estradiol (2 mg) par rapport à l’absence de traitement (un ECR, 108 patientes). À 9 mois3 :
- 51 % par rapport à 80 % (absence de traitement), NST = 4.
- Crème d’estriol (0,5 mg) avec applicateur par rapport à une crème placebo (un ECR, 93 patientes). À 8 mois4 :
- 16 % par rapport à 63 % (placebo), NST = 3.
- Anneau vaginal à l’estradiol (2 mg) ou crème d'œstrogène conjugué (0,625 mg/g) à une dose de 0,5 g deux fois par semaine, par rapport à une crème placebo (un ECR, 35 patientes). À 6 mois5 :
- 61 % (anneau/crème) par rapport à 94 % (crème placebo), NST = 4.
- Anneau vaginal à l’estradiol (2 mg) par rapport à l’absence de traitement (un ECR, 108 patientes). À 9 mois3 :
- Proportion de femmes souffrant de n’importe quelle IVU, toutes les patientes :
- Événements indésirables1 : aucune différence.
- Limites1 : Il s’agit surtout de petites études. Les taux d’abandon sont très élevés.
- Les lignes directrices recommandent un traitement à l’œstrogène vaginal pour les IVU récidivantes non compliquées chez les femmes périménopausées et ménopausées6.
- Les œstrogènes topiques réduisent le pourcentage de femmes atteintes d’épisodes d’incontinence (pourcentage d’environ 30 % au départ, ramené à 14 % avec les œstrogènes par rapport à 18 % avec le placebo)2. Les œstrogènes oraux n’ont aucun effet et aggravent peut-être les symptômes7.
- Prise quotidienne d’antibiotiques pendant 6 à 12 mois : au moins une IVU : 7 % (antibiotiques) par rapport à 51 % (placebo).
- 15 % connaîtront un événement indésirable, par rapport à 8 % avec le placebo8.
- Selon un ECR de haute qualité, l’augmentation de l’apport quotidien en eau de 1,5 L par jour (chez les femmes présentant un faible apport initial) a permis de réduire de 1,5 le nombre d’IVU par année9.