#14 Soulagement optimal de la douleur chez les enfants présentant des blessures musculosquelettiques aiguës – AINS ou opioïdes?
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- Comparaisons d’agents uniques :
- L’ibuprofène par rapport à l’acétaminophène par rapport à la codéine : essai clinique randomisé (ECR)1 auprès de 336 enfants présentant des blessures musculosquelettiques (54 % de fractures) :
- Au bout de 60 minutes sur une échelle de la douleur de 100 mm, l’ibuprofène a donné les résultats suivants :
- Réduction moyenne supérieure (-24 mm) par rapport à l’acétaminophène (-12 mm) ou à la codéine (-11 mm).
- Un plus grand nombre de patients ont atteint une analgésie adéquate (moins de 30 mm) par rapport à l’acétaminophène (nombre de sujets à traiter [NST] = 7] ou à la codéine (NST = 9).
- Au bout de 60 minutes sur une échelle de la douleur de 100 mm, l’ibuprofène a donné les résultats suivants :
- La morphine par rapport à l’ibuprofène : ECR2 mené auprès de 134 enfants présentant des fractures non compliquées d’extrémités qui ont reçu de l’ibuprofène ou de la morphine et qui ont été suivis pendant 24 heures :
- Aucune différence n’a été observée quant aux scores de douleur à quelque moment que ce soit.
- Moins de nausées avec l’ibuprofène (NST = 5).
- L’ibuprofène par rapport à l’acétaminophène par rapport à la codéine : essai clinique randomisé (ECR)1 auprès de 336 enfants présentant des blessures musculosquelettiques (54 % de fractures) :
- Combinaisons : Deux ECR menés auprès de patients présentant une fracture du bras ou un traumatisme musculosquelettique touchant un membre :
- L’acétaminophène combiné à la codéine par rapport à l’ibuprofène3 (336 enfants), suivi de trois jours :
- Aucune différence quant aux scores moyens de douleur.
- La limitation fonctionnelle due à la douleur était considérablement moindre avec l’ibuprofène.
- Moins d’événements indésirables avec l’ibuprofène (NST = 5).
- L’ibuprofène combiné à la codéine par rapport à l’ibuprofène4 (81 enfants), suivi de 120 minutes.
- Aucune différence du score de douleur à l’un ou l’autre de quatre moments précis.
- L’acétaminophène combiné à la codéine par rapport à l’ibuprofène3 (336 enfants), suivi de trois jours :
- Quatre ECR plus petits (puissance insuffisante)5-8 menés auprès de 60 à 72 patients n’a constaté aucune différence dans toute comparaison de l’ibuprofène, de l’acétaminophène, de l’oxycodone ou de l’acétaminophène/codéine.
- Limites des données probantes : Petit échantillon2,4,5-8, taux élevés d’abandon2, faibles scores de douleur au moment de l’admission à l’étude (plus difficile de démontrer une différence)2 et le dosage de morphine (toutes les six heures)4.
- Dans une revue systématique9 examinant l’ibuprofène par rapport à l’acétaminophène pour toute douleur chez les enfants, l’ibuprofène a obtenu de meilleurs résultats, et ce, dans une proportion statistiquement significative, dans six essais sur 18 (les autres n’ont montré aucune différence).
- Les doses prévues par l’étude1-4 étaient 10 mg/kg d’ibuprofène (max. de 400 à600 mg), 15 mg/kg d’acétaminophène (max. de 650 mg), 1 mg/kg de codéine (max. de 60 mg) et 0,5 mg/kg de morphine (max. de 10 mg).
- Les AINS ne semblent pas avoir d’incidences sur la guérison des fractures10.
- Avertissement de Santé Canada en 2013 : La codéine peut (rarement) être associée à des effets secondaires graves et ne doit donc pas être utilisée chez les enfants de moins de 12 ans11.